« La Vie Normale » marque une première évolution dans l'écriture des spectacles de Gad Elmaleh. Si « Décalages » n'était en fait qu'une réelle pièce de théâtre, sans noir de transition, où les scènes qui nous faisaient rire se liaient tellement bien avec l'histoire générale, « La Vie Normale » mêle l'agencement d'un show de sketches (car c'est bien un spectacle de sketches) et la richesse de scènettes théâtrales.
En effet, ce sont différentes petites histoires que nous propose le comédien, avec différents personnages à la psychologie bien consistante. Des histoires qui nous touchent, qui nous rappellent notre vie, ou celle de ceux que l'on peut croiser au cours de la nôtre... Avec cette simplicité et cette authenticité déconcertante, mais si plaisante, qui me feraient dire que Gad Elmaleh est devenu au spectacle comique français ce que Vincent Delerm est devenu à la chanson française. Tout le monde subit l'ère du téléphone portable, tout le monde connaît un cancre qui désespère ses parents, tout le monde a un copain mytho qui égaie les soirées, tout le monde est confronté aux publicités qui envahissent nos boîtes à lettres, tout le monde est confronté à l'intolérance... Gad nous le rappelle, nous en fait rire, mais parfois aussi pleurer tant il sait habilement faire vibrer la corde sensible... Jamais bête, jamais méchant.
Dans la continuation de « Décalages », on retrouve des traits communs avec les personnages du premier spectacle. Traits, ébauches accentués, efficacement utilisés. Le fameux grand-père que tout le monde rêve d'avoir est de retour. Les voix et mimiques de Chouchou, de l'agent immobilier, de l'adolescent fumeur ne nous sont pas inconnues... Gad confirme ses penchants et talents pour la danse, le chant, la musique, mais nous convainc encore plus de ses réelles qualités d'acteur en réalisant une prouesse tout au long du spectacle (mimes, transformations physiques, vocales, improvisations...), mais aussi en écrivant en quelques minutes un sketch hilarant avec la complicité du public.
En effet, ce sont différentes petites histoires que nous propose le comédien, avec différents personnages à la psychologie bien consistante. Des histoires qui nous touchent, qui nous rappellent notre vie, ou celle de ceux que l'on peut croiser au cours de la nôtre... Avec cette simplicité et cette authenticité déconcertante, mais si plaisante, qui me feraient dire que Gad Elmaleh est devenu au spectacle comique français ce que Vincent Delerm est devenu à la chanson française. Tout le monde subit l'ère du téléphone portable, tout le monde connaît un cancre qui désespère ses parents, tout le monde a un copain mytho qui égaie les soirées, tout le monde est confronté aux publicités qui envahissent nos boîtes à lettres, tout le monde est confronté à l'intolérance... Gad nous le rappelle, nous en fait rire, mais parfois aussi pleurer tant il sait habilement faire vibrer la corde sensible... Jamais bête, jamais méchant.
Dans la continuation de « Décalages », on retrouve des traits communs avec les personnages du premier spectacle. Traits, ébauches accentués, efficacement utilisés. Le fameux grand-père que tout le monde rêve d'avoir est de retour. Les voix et mimiques de Chouchou, de l'agent immobilier, de l'adolescent fumeur ne nous sont pas inconnues... Gad confirme ses penchants et talents pour la danse, le chant, la musique, mais nous convainc encore plus de ses réelles qualités d'acteur en réalisant une prouesse tout au long du spectacle (mimes, transformations physiques, vocales, improvisations...), mais aussi en écrivant en quelques minutes un sketch hilarant avec la complicité du public.
On retrouve la mise en scène sobre mais efficace d'Isabelle Nanty. Et le mot de la fin, symbolique, dans la bouche de Chouchou, comme une nouvelle étape à la thérapie : « Je suis qui je suis ».
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